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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 13:42

 




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Titre :                                      Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile

Auteur :                                  Beaumarchais

Genre :                                   Pièce de théâtre. Comédie.

Éditeur :                                 Larousse-Bordas

Collection :                             Petits classiques

Année de parution :               1775

Année de cette édition :         1998

ISBN :                                    2038716102

 


 

L’intrigue :

 

Séville, un matin de bonne heure, le comte Almaviva vient à poser ses pas à l’aplomb d’une jalousie. Derrière celle-ci se trouve Rosine, la jeune femme qui fait chavirer son cœur.

C’est alors qu’apparaît un homme aux allures guillerettes, qui chantonne, une guitare en bandoulière, un papier et un crayon à la main.

Cet homme ne lui est pas inconnu, il s’agit de son ancien valet, Figaro. Les deux hommes se parlent et se racontent. Soudainement, le comte prend la fuite et invite vivement Figaro à le suivre…

  

 


Mon avis :

 

L’auteur nous conte une jeune pupille convoitée d’une part, par son tuteur, le vieux docteur Bartholo qui cherche à profiter de sa position, convoitée d’autre part, par le comte Almaviva, jeune noble dont elle est également éprise.

Avec l’aide du fidèle et néanmoins malin Figaro, qui n’est autre que le barbier du vieux docteur, le comte machine des plans afin de pouvoir s’approcher de Rosine. Cependant, Bartholo n’étant pas dupe, d’une méfiance aiguisée, met à rude épreuve les tentatives du Comte. Le vieux docteur, soupçonnant quelque intriguant toujours à l’affût à l’entour de Rosine, décide de se l’approprier au plus vite. Pour cela, il lui faut l’épouser sans plus tarder.

Almaviva ayant vent de l’affaire, s’engage alors entre les deux prétendants, une course contre le temps.

Même si l’intrigue reste classique ; la belle, prisonnière des rets d’un égoïste oppresseur et secrètement amoureuse d’un beau, jeune et preux chevalier qui ne tardera pas à la délivrer et à la marier ; tous les ingrédients sont là, ressorts sûrs et éprouvés, propres au bon fonctionnement de nombre de comédies ; nonobstant ce fil conducteur largement usité, Le Barbier de Séville est un délice.

Le succès de cette œuvre réside en la mise en relief de ses personnages, en la succession d’intrigues et deLe Barbier de Séville rebondissements, générant la cocasserie d’une scène, rythmant le déroulement de la pièce, lui insufflant une légèreté et une cadence digne des plus belles partitions. Ceci est possible par les caractères imprimés aux protagonistes. Bartholo qui n’est pas l’être aux habituelles œillères, comme l’est d’ordinaire ce type de personnage, et qui arrive à saisir et à compromettre les tentatives risquées des intrigants ; le comte qui fait fi de l’écart de rang le séparant de sa promise, qui n’hésite pas à se posticher, à se déguiser, à se rendre multiple, à dessein d’approcher Rosine ; Bazile, le maître de chant, dévoué à Bartholo mais plus encore à quelque bourse lourde de sonnants et trébuchants, engendrant en lui un comportement de girouette, ingrédient non négligeable dans la recette difficile qui consiste à concevoir des situations drôles et à les bien restituer, lesquelles situations venant à se renverser suivant le sens du vent, (comprenez là, suivant le poids de la bourse) ; Rosine, jeune femme ayant la fougue de son âge, les transports vifs, traits permettant moult rebondissementspuis enfin, notre ancillaire Figaro, dont la présence, la vivacité et la finesse d’esprit, en font une clef de voûte des plus solides, autour de laquelle s’articule cette comédie.

Une idée bien menée, une plume sûre, riche et déliée ; un régal à lire, à jouer comme à aller applaudir.

 




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commentaires

M

Lu avec beaucoup de plaisir à l'époque où j'étais étudiant en Lettres. Cela me donne envie de retrouver ce plaisir...
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J


Avec le vécu acquit depuis, m’est avis que sa relecture revêtira des couleurs nouvelles…


À bientôt Marc.