La Littérature. (Poésies, haïkus, nouvelles, essais et romans.) Graphisme et musique. Culture.
Titre : Vanina Vanini
Auteur : Stendhal
Genre : nouvelle
Éditeur : Hatier
Collection : Classiques
Année de création : 1829
Année de cette parution : 2001
ISBN : 2218735741
L’intrigue :
L’action se déroule à Venise, dans le nouveau palais d’un richissime banquier. Le haut du panier de la très haute société est présent. Son altesse le Prince Don Asdrubale Vanini et sa fille, la Princesse Vanina, sont du nombre des invités. La jeune femme est nommée reine du bal tant sa beauté est éblouissante. Les prétendants se succèdent, tous plus beaux et droits, voire roides, les uns que les autres.
Un évènement se propage lors de ces festivités en très grandes pompes. Un jeune carbonaro détenu au fort Saint-Ange, se serait évadé. Tous les prétendants voltigeant autour de Vanina, lui semblent bien ternes, comparé à l’aura hautement empreinte de romantisme de ce jeune carbonaro qu’elle ne connaît pourtant pas.
C’est alors que le lendemain du bal, Vanina découvre dans une chambre soigneusement tenue close par son père, une jeune femme étendue et blessée dans un lit…
Mon avis :
L’auteur relate ici, la passion amoureuse et ses ravages. Cette passion peut à ce point occulter et désamorcer tout
raisonnement logique et sensé du sujet étant sous son emprise, que ce dernier peut errer dans le brouillard le
plus épais, et bien souvent, à son propre insu.
Trop chercher à plaire à l’élu de son cœur, trop chercher à le protéger au-delà de toute raison, laissant l’égoïsme s’insinuer comme souvent, l’on parvient alors à blesser cet être tant chéri ; à le blesser tant qu’il peut en ressentir une véritable aversion pour cet autre qui l’idolâtre si démesurément.
L’amour, quand il vogue seul sur l’océan tumultueux des sentiments humains, boutant aveuglément l’intellect, s’avère être rapidement un ennemi d’une rare violence et efficience ; il est un véritable et mortel poison. Tel est en substance, le message inhérent à ce texte qui nous attrape dès l’incipit et ne nous lâche qu’à l’issue de l’histoire, le cœur quelque peu giflé comme au sortir d’une bonne leçon, l’âme en état d'introspection.
Quand un texte donne à réfléchir à son lecteur, ce texte est bon. Venant de Stendhal, cela n’est guère surprenant.
Court et efficace ; à lire sans cet insupportable et O combien collant "modération".
Art et Littérature