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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 14:15

 




 

Art et Littérature bannière




Titre :                                      Pot-Bouille

Auteur :                                  Émile ZOLA

Éditeur :                                 Presses Pocket

Genre :                                   Roman sociétal

Série :                                     Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second empire.

Collection :                             Lire et voir les classiques

Année de cette édition :         1990

Année de parution :               1882, aux éditions Charpentier.

ISBN :                                    2266036742

 

 


 

L’intrigue :

 

L’action se déroule dans le Paris du 19ème siècle. Octave Mouret, un jeune provincial arrive en fiacre, de province. La foule grouillante s’articulant autour de commerces en tout genre, avec une frénésie et une rusticité inattendue, le surprend, lui qui rêvait à un Paris davantage propre.

Le jeune homme est attendu rue de Choiseul, dans une grande maison bourgeoise de quatre étages. Il est reçu par M. Campardon, architecte de son état, qui lui loue une chambre au quatrième, car Octave se trouve être un ami des parents de sa femme. Octave fait la connaissance de M. Gourd, le concierge de cette bâtisse louée à plusieurs couples, et appartenant à M. Vabre. M. Campardon commence à faire la visite de la demeure à Octave. Ce dernier pénètre dans un univers étouffé et hermétique, au luxe apparent et ostentatoire. Il apprend ainsi, le nom des locataires logeant derrière les lourdes portes d’acajou luisant. L’excellence humaine, parangon de vertu et d’élévation spirituelle, se terre dans ces appartements imperméables, où rien ne semble ni transpirer, ni pénétrer. Ce joli monde se coudoie donc, dans la plus parfaite harmonie, du haut de sa hauteur, juché sur un piédestal étincelant… de prime abord…

 


 

Mon avis :

 

Une caste qui s’accroche à ses privilèges, quitte à s’en prostituer l’âme. L’appartenance à une société dite d’élite mais n’ayant d’élite que le superfétatoire qualificatif. L’Homme qui se veut et se dit grand, puissant et beau, mais dont la nature vile et terre-à-terre le rabaisse, le ramène à sa nature profonde, comme la mouche qui virevolte en une danse orgiaque, attirée irrémédiablement par sont mets de décomposition. L’atavisme qui corrompt et pervertit le sens commun de celui ou de celle, dont le poison diffusé en son sang depuis des générations, altère peu à peu l’humain pour mieux en faire surgir la bête. L’attrait de l’apparence et de la forme, aux dépens de la conscience et du fond. La vacuité alliée à la fatuité, onguents crasseux qui recouvrent de rutilance toute relative, qui oint la noirceur des êtres superficiels. L’amour immesuré et déraisonné de l’argent en lieu et place de l’amour devant normalement échoir envers les siens.

 

Pot-BouilleVoici les thèmes abordés, disséqués, et mis en exergue par l’auteur, qui une fois de plus s’attira les foudres de la critique et de la bourgeoisie, castes souvent communes, qui bien sûr ne supportaient guère que l’on vint à appuyer là où ça faisait mal.

Là encore, le tableau brossé à l’huile bouillante par Émile Zola, est d’une vérité qui dérangea, d’une exactitude clinique, portant le halo du bec de gaz sur le cloaque caché dessous la soie, sur le lisier pestilentiel faisant le lit de la belle société. Une vérité qui dérangea certes, mais qui dérange encore certainement… Oh si ! Au moins un peu… N’est-ce pas ? Les choses ont-elles réellement changées ?

Ce texte me fait penser à ces mots que vous connaissez sans doute, et dont l’auteur, Jacques Brel, en fut peut-être inspiré, après la lecture de Pot-Bouille.

 


Et puis, y a l´autre (…)

Qui fait ses p´tites affaires
Avec son p´tit chapeau
Avec son p´tit manteau
Avec sa p´tite auto
Qu´aimerait bien avoir l´air
Mais qui a pas l´air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n´a pas le sou
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n´vit pas, Monsieur
On n´vit pas, on triche

 

Et puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n´importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d´apôtre
Et dans son cadre en bois
Y a la moustache du père

Qui est mort d´une glissade
Et qui r´garde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss
Et puis y a la toute vieille
Qu´en finit pas d´vibrer
Et qu´on attend qu´elle crève
Vu qu´c´est elle qu´a l´oseille
Et qu´on n´écoute même pas
C´que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n´cause pas, Monsieur
On n´cause pas, on compte…

 




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commentaires

M

Un de mes auteurs préférés! (même si je préfère, et de loin, "L'oeuvre")
Répondre
J


Il est réel que les œuvres dépassent bien souvent leur créateur. Ce
dernier est appelé par nature, à retomber. L'œuvre, elle, a tout loisir de prendre bel envol.