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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:47

 




 

Art et Littérature bannière

 




 

 

 

 

 

Titre :                                       Notre-Dame de Paris

Auteur :                                  Victor Hugo

Genre :                                     Roman médiéval

Éditeur :                                  Garnier-Flammarion

Année de parution :             1831

Année de cette édition :      1967

ISBN :                                       Inexistant

Nota :                                       Texte intégral

 


 

 


 

 

L'intrigue :

 

 

Notre-Dame au 15ème siècle, ouvre ses portes sur l’exubérance tumultueuse du quotidien médiéval parisien. Réceptions, processions, célébrations, le tout en grandes pompes, où pontes et gueux se coudoient alors, fréquemment se jouent en son enceinte.

L’archidiacre Claude Frollo se complait dans sa sainte attitude, à barrer le grand navire "Notre-Dame." Son cadet, Gehan se satisfait dans la légèreté de parole, de réflexion et de faits. Pierre Gringoire se repaît de philosophie, s’évertue à versifier ses épithalames. Le capitaine Phœbus se regorge de prestance vestimentaire et de hautaines postures mussant de basses pensées. La Gudule pleure depuis 16 années, sa petite, volée à l’aube de ses jours, par une égyptienne.

C’est ainsi que tout ce microcosme, tout ce petit monde se voit perturbé, dérangé, enragé, enrayé par l’impromptue arrivée d’une blanche et pure jeune femme égyptienne, accompagnée d’une drôle de petite chèvre. Cette beauté vit de danses envoûtantes, car mûe d’une indicible grâce, d’une ineffable volupté.

Tous les regards, tous les cœurs et toutes les attentions se tournent alors vers cette rayonnante damoiselle…

 

 

 


 

 

Notre-dame-de-paris 1967

 


 

 

Mon avis :

 

 

Victor Hugo nous mène au sein d’une histoire qui, sous d’autres plumes, conduite par d’autres imaginations, eut pu être banale, voire rébarbative et rapidement menée à terme.

Mais nous parlons là d’un maître de la mise en scène, de la narration et de la construction littéraire.

Alors que les protagonistes de "Notre-Dame de Paris" sont depuis longtemps installés dans leur existence, à l’aise en leur quotidien, la seule arrivée fortuite d’une jeune beauté, suffit à réveiller en eux ce qu’il y a de plus antinomique, conflictuel et violent ; ce qui existe en eux de plus beau comme de plus sinistre. Je veux parler de l’amour, de l’altruisme, du désir, de l’égoïsme, de la jalousie et de la luxure.

L’auteur nous démontre avec quel brio, que lorsque plusieurs âmes focalisent leurs sentiments exacerbés, sur une même créature, alors se cristallise le choc brutal desdits sentiments. Le conflit se veut externe, d’un protagoniste à l’autre, mais également interne, dans l’esprit écartelé de contradictions, dans le cœur tuméfié de rixes intérieures, d’un même individu.

Il ressort de cette acétique recette, l’apparition d’oppositions d’intérêts, mettant à mal les désirs et l’amour, conduisant à une tragédie qui se veut bien souvent inéluctable.

Victor Hugo nous invite à un auguste voyage homérique, au sein de la bêtise humaine, où à trop regarder son propre nombril, sa petite passion, son petit désir, fussent-ils perçus des protagonistes comme étant immenses, l’individu ne voit plus vraiment l’être convoité, mais uniquement son unique convoitise. Plutôt que de chérir et d’œuvrer pour le bonheur et le bien-être de l’objet de son adoration, il le conduit et l’entraîne au désespoir, voire bien pire.

C’est ainsi que, si l’archidiacre Claude Frollo eut possédé l’âme aussi pure que l’aurait nécessité son état ecclésiastique, celui-ci n’aurait point regardé sa propre souffrance. Il se serait seulement contenté de se chauffer au feu de son amour pour celle qui habitait son cœur ; peu importe qu’elle l’aimât ou non, l’essentiel résidant en l’heur de l’âme chérie.

C’est ainsi que si le capitaine Phœbus ne fut autre que vil manant, ne cherchant qu’à assouvir son ego, s’il s’était contenté de désirer la Esmeralda de loin et de bien mener ses épousailles d’avec sa promise, la douce jeune égyptienne n’en serait point alors tombée en ses filets d’illusion.

C’est ainsi que si les événements en cascade, ne s’étaient pas emballés dans un climat délétère, la jeune Esmeralda n’aurait certes point été inquiétée ni menacée et en aucun cas elle n’aurait du l’être, par l’ombre menaçante et ô combien sinistre du gibet !

 

Magnifique récit que celui-ci, dû à la plume précise, didactique comme poétique de Victor Hugo ! Belle démonstration de ce que peut engendrer cette pathétique suffisance humaine, engendrant tant d’insuffisance !

Un pur régal, nonobstant le petit goût amer demeurant après lecture, lequel goût fut sans aucun doute voulu et recherché par l’auteur.

 


 

 




 

 

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commentaires

P


Bonjour Frédéric !


Certains auteurs sont immortels : Hugo est de ceux là.


Certains livres sont éternels : Notre Dame de Paris est de ces romans !


merci pour ton partage !


Amitié,


PAT



Répondre
F


Bonjour Pat.


 


Excuse-moi pour mes absences; je ne suis pas beaucoup sur la blogosphère en ce moment.


Merci de ton passage et de ton commentaire.


À bientôt sur Lire Écrire et en Parler


Adishatz.



R


Frollo doit beaucoup au "moine" de MG Lewis. Dans ce roman on trouve déjà le hugo fétichiste des chaussures, et  qui fait traverser le roman par des thèmes récurrents.



Répondre
F


Merci pour ces précisions...


Bien à vous.