Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

Old_book_bindings.jpg
15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 14:43

 




 

Art et Littérature bannière

 




 

 

Titre :                          Les Mandarins

Auteur :                      Simone de Beauvoir

Genre :                        Roman

Éditeur :                     Éditions Gallimard

Année :                       1954

Collection :                 Soleil

Prix :                           Goncourt 1954

ISBN :                         Inexistant 

 

 


 

 

L'intrigue :

 

 

Nous sommes dans l’après deuxième guerre mondiale. Les esprits sont échauffés et actifs. Il faut absolument œuvrer afin de ne pas retomber dans un nouveau conflit, lequel reste latent pour tous. Le spectre de la dernière guerre venant de prendre fin, exacerbe les passions.

Anne et Robert Dubreuilh forment un couple actif. Anne, la narratrice, est psychanalyste et Robert est à la tête d’un nouveau parti de gauche, le SRL. Les Dubreuilh ont pour très bons amis, un couple baroque ; Henri Perron et Paule Mareuil. Henri est journaliste et a créé l’Espoir, un journal qui se dit apolitique mais dont la ligne éditoriale est ouvertement de gauche. Paule est une ancienne chanteuse qui a fui sa carrière en gestation, pour ne s’adonner qu’à la facile et factice passion qu’elle se dit éprouver pour Henri. Elle végète depuis, entre les murs de son appartement, dans un univers virtuel et controuvé.

Vient alors l’idée à Robert Dubreuilh, afin de donner de la puissance à son mouvement politique, de proposer une alliance entre le SRL et l’Espoir…

 

 


 Les mandarins

 


 

 

Mon avis :

 

 

Durant la guerre, la vie s’était organisée autour des difficultés, des occupations, des peurs et des passions quotidiennes. Les journées passaient et s’enchaînaient relativement vite, à s’échiner à œuvrer pour la résistance, à fomenter des actions louables ou non, ou bien tout simplement à essayer de survivre. À présent que la guerre appartient au passé, au sortir de l’euphorie de la paix enfin retrouvée, les esprits subissent comme une dépression. Que faire de cette paix ? Comment occuper son quotidien ? Comment et sur quel sujet se passionner, maintenant que les Allemands ne sont plus là pour focaliser les passions ? Chacun se jette alors dans son combat.

Qui s’obstine à une lutte intestine, au sein d’obscures organisations, à chasser et supprimer les traîtres qui ont besogné pour la gestapo ; qui sombre dans la détresse morale, ne sachant plus quel sens accorder à son existence ; qui se consacre corps et âme à la politique ; qui se consacre corps et âme à l’écriture ou bien se consacre aux deux… Quoi de plus puissant pour marquer les esprits, que les mots ? Quel plus bel allié au journalisme ou à la politique, que celui qui maîtrise l’expression des idées, qui sait les écrire et ainsi creuser sillons dans les consciences ? Les mandarins s’organisent, l’intelligentsia coalise et de nouveaux combats voient le jour.

Voici l’univers que décrit Simone de Beauvoir, dans un volume imposant ; 579 pages d’un texte dense.

Elle relate avec vérité et force, les ardeurs des mandarins à être parfaitement actifs au sein de leur société meurtrie, mais également en parallèle, elle expose leurs ardeurs intimes qui assaillent leurs cœurs en quête d’absolu, qui les nourrissent un temps pour les déchirer ensuite longtemps.

 

L’auteur met l’accent sur ce besoin impérial, voire viscéral, de donner un sens à son existence, en ces temps de paix à construire, à inventer, à réinventer. Elle peint sans concession, cette propension qu’ont les protagonistes, à se jeter à 100 % dans chaque aventure, de quelque ordre puisse-t-elle être.

 





 

Mes lectures. 

 


 

Accueil.

 




Art et Littérature

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires