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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 17:02



Art et Littérature bannière




 

 

Titre :                                                                               "Les Chouans" ou "La Bretagne en 1799"

Auteur :                                                                             Honoré de Balzac

Œuvre globale dont les "Chouans" est inhérent :      La Comédie Humaine

Éditeur :                                                                            Le club Français du Livre

Année de parution :                                                        1829

Année de cette édition :                                                  1952

Préface et notes :                                                             Maurice Allem.

ISBN :                                                                               Inexistant.

 


 

 

 

L'intrigue :


 

À l’aube du 19ème siècle, la terreur ayant fait subir son despotisme, laisse le champ libre à la république qui cherche à asseoir sa toute nouvelle autorité sur un territoire qui ne connut guère que la monarchie. La république est défendue par les bleus, ainsi nommés par la couleur de leurs uniformes voyants. Nous disons que la république a à se défendre, car la royauté tressaille encore, comme un être abattu qui tarde et refuse de concéder son dernier soupir. Ces tressaillements sanguinaires et meurtriers ont pour corps, les Chouans. Ces derniers, formés en groupuscules armés, n’ont de cesse d’affronter les ennemis de l’ancien régime, de tendre des pièges aux destructeurs des privilèges.

Ils ont pour meneur, un jeune Chouan, nommé : "Le Gars."

Le Gars et quelques-uns de ses hommes, tendent une embuscade, sur le plateau de la Pèlerine, à mi-chemin de Fougères et de Ernée, aux troupes républicaines qui sont sous la direction du commandant Hulot.

La bataille fait son lot de blessés et de trépassés. Hulot et les siens finissent par prendre un repos post-rixe, dans une ferme du voisinage. Hulot a entre autres charges, la protection de Marie de Verneuil, une jeune femme au rôle parfaitement obscur, œuvrant dans le secret. Cette jeune femme, d’une beauté stupéfiante, accompagne alors Hulot et sa garde, lors de ce repos à la ferme. Les tenanciers sont une jeune mère et son fils, déjà grand damoiseau. Le jeune homme, intrigant au demeurant, tombe d’emblée sous le charme de Marie de Verneuil. Quant à elle, elle semble ne pas être indifférente à la classe, à la hardiesse et l’ambiguïté sous-jacente de cet hôte.

Le commandant Hulot, au fil de la conversation, semble devenir soucieux et méfiant. Ce jeune ci-devant, ressemble étrangement au meneur des Chouans, contre lesquels ils se sont battus, il y a de cela encore quelques heures…

 

 


 

Les Chouans

 


 

 

 

Mon avis :


 

Honoré de Balzac utilise le décor tourmenté de l’époque nébuleuse, charnière et transitoire de l’après révolution, comme théâtre de cette histoire. Alors que les Chouans fourbissent moult attentats contre la république, que la république répond coup pour coup et tente tant bien que mal, de s’implanter dans le paysage social et politique français, alors que les grandes idéologies contradictoires s’affrontent violemment, subsistent cependant, la vie et ses petites passions individuelles, ses petits troubles domestiques et particuliers. À cela rien de bien singulier ni de foncièrement antinomique, excepté lorsque ces petites passions viennent à contrarier les grandes idées, les hauts devoirs, dans de cornéliens conflits d’intérêts.

C’est ainsi que, Honoré de Balzac nous plonge dans l’onde tumultueuse de la jeunesse et de ses transports, au travers des personnages du Marquis de Montauban et de Marie de Verneuil. L’un ayant pour mission de donner en pâture à la république, la tête de la chouannerie, l’autre ne devant normalement, ne se consacrer qu’à sa mission élevée au rang de sacrée.

Cependant, la puissance capricieuse de leur jeune cœur, vient à leur faire adopter à tous les deux, des conduites des plus inattendues, des plus déraisonnables.

Lorsque la passion joute contre l’intellect, lorsque l’insouciance se méprend du devoir, le cataclysme n’est souvent pas bien loin.

Voici dans quel épique récit, Honoré de Balzac nous transporte, via ce texte magistral, dense et intense, où se mêlent des parfums iodés et soufrés.

 

 




 

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