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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 17:34

 




 

Art et Littérature bannière

 




 

 

 

Titre :                                                         Le Meunier d’Angibault

Auteur :                                                    George Sand

Genre :                                                       Roman

Année de parution :                               1845

Année de la présente édition :             2007

Editeur :                                                   Librairie Générale Française

Collection :                                              Classiques de Poche

ISBN :                                                       9782253036531



 





L'intrigue :

 



Marcelle de Blanchemont, jeune et riche héritière, qui depuis peu se trouve être la jeune veuve d’un mari dilapidateur, vit langoureusement à Paris, sa bien lourde oisiveté. Sa vie s’éclaire à la rencontre d’un jeune plébéien : Henri Lémor. Ils s’aiment d’un amour violent, sans concession et sincère. Mais leur condition respective creuse l’abyssale fosse dans laquelle s’abîme leur bonheur naissant.

Marcelle réalise alors que pour être heureuse, et se pouvoir donner à son amant, il lui faut ne plus demeurer patricienne. Pour cela, il lui faut établir l’état de ses biens, en ces terres de Blanchemont, perdues au tréfonds du Berry, dans la Vallée Noire. Là, elle rencontre un amène meunier. Ce dernier, fort sympathique et loin d’être idiot, est gueux. Il est cependant épris d’une belle et jeune bourgeoise. Leur différence de caste creuse l’abîme dans laquelle semble vouloir sombrer leur potentiel et naissant bonheur…

 

 

 


 


  Le meunier d'Angibault

 





Mon avis :



Nous voici plongé au cœur d’une épopée sentimentale, à une époque non si lointaine, où le mariage se faisait affaire lucrative, plutôt qu’union de cœurs.

Mais les quatre protagonistes principaux ne s’en laissent point conter. C’est dans le nivellement vers l’indigence de leurs situations sociales, qu’ils escomptent bien enfin donner libre court à leurs nobles sentiments.


George Sand aborde avec panache et couleurs, ce combat qui a laissé tant de cœurs brisés, se pleurant dedans des caniveaux d’oubli et d’indifférence ; ce combat qui fut celui de se pouvoir marier d’amour.


Dans un Berry que l’on sent chéri de l’auteur, les principaux personnages, c’est à dire Marcelle de Blanchemont, Henri Lémor, Grand-Louis et Rose Bricolin, dont pour cette dernière, les seuls aiguillons ne sont guère que sa parentèle, sont d’une finesse d’esprit contrastant de façon croustillante avec la rusticité, la rapacité des Bricolin. Les Bricolin, ces paysans parvenus à quelque richesse, qui ne vivent "au jour d’aujourd’hui" que pour le paraître plutôt que pour l’être, tiennent un rôle important. Ils briguent les biens de Marcelle et s’opposent farouchement à unir leur fille avec un prolétaire.

Si George Sand eut été de notre époque, gageons qu’elle aurait fait évoluer les Bricolin au sein d’une quelconque télé réalité, tant la superficialité est leur credo.

Le bien contre le mal ; l’argent contre l’amour ; la cupidité contre la magnanimité : telle est la rixe que nous propose George Sand. Le tout dans un écrin berrichon, vivifiant et croustilleux à souhait, au détour de ce récit où la sagesse la plus noble côtoie allègrement la plus vile avarice, où la pureté de l’esprit ouvert côtoie la folie la plus emportée de l’esprit s’étant, de douleur, définitivement clos.

À nouveau, que voilà une bien belle flânerie, au pays d’Autrefois qui, bûches dans l’âtre de vieilles pierres, calèches et bodets, brandes et garennes, glaneuses et antiques moulins, ravive en nous les souvenirs tout droit transmis de nos aïeux !


 

 


 


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