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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 16:25

 




 

Art et Littérature bannière

 




 

 

 

 

Titre :               La Vouivre

Auteur :          Marcel AYMÉ

Éditeur :          Gallimard

Genre :            Roman fantastico-ethnographique

Année :           1956

ISBN :              inexistant



 


 

 


L'intrigue :



Dans la campagne jurassienne de Vaux-le-Dévers, les familles Muselier et Mindeur s’entredéchirent depuis si longtemps, que les raisons initiales en sont devenues obscures et que seul persiste, une inimitié de forme.

La vie se déroule entre travaux fermiers, culte et athéisme radical en bras de fer permanent, en équilibre constant.

C’est alors qu’une séculaire et endémique légende semble avoir pris chaire et vie, sous les traits d’une jeune femme pleine de vie, n’arborant nulle pudeur, toujours précédée d’une vipère et portant un diadème sans prix…

 

 

 


 

 

La Vouivre


 


 

 

 


Mon avis :

 



La Vouivre nous mène insensiblement, à aborder le thème existentiel de la mort ; existentiel car que serait l’existence si elle n’était pas conclue du trépas ? 

Marcel Aymé aborde habillement ce sujet, en prenant le lecteur à contre-pied. Alors que ce dernier à l’habitude du schéma classique qui se résume en la recherche de l’immortalité, par le mortel convoitée ; ici, la Vouivre, personnage légendaire n’ayant ni commencement, ni fin, observant depuis toujours l’homme éphémère et son évolution, déroulant ses jours sans davantage se poser de question, en arrive un jour à sentir son cœur s’animer d’un sentiment nouveau, en la braise du regard acier d’Arsène Muselier. Elle finit par se demander ce que peut-être la mort. Son existence propre, à elle qui en a tant vu et qui en verra encore bien plus, ne serait-elle pas enrichie de façon exponentielle, placée sous le joug inconnu de son être, de la Camarde venant y mettre un point final ?


Quelle balade ! Quelle bouffée d’oxygène ! Quelle ravigotante nostalgie des parfums d’antan ; de ceux que nous n’avons jamais connus autrement que par l’atavisme ! Quelle magie en ce récit à la dualité complémentaire ! La magie de l’improbable venant côtoyer l’ordinaire des journées paysannes jurassiennes d’autrefois !

Á la lecture de cette œuvre, on se sent de respirer l’air chaud d’un été serein sachant toutefois dispenser ses orages. On se surprend à flâner, l’âme vagabonde, sabots aux pieds, un brin de graminée à une commissure, quelque résidu d’éteule dans la poche de la veste, des lépidoptères aériens et colorés, virevoltant et papillonnant allègrement à l’entour. On se surprend à cheminer sur le sentier fleuri et odoriférant de l’Autrefois.


Je le dis souvent, c’est exact mais n’importe (formule appréciée de M. Aymé) ; n’importe ! disais-je donc ! Que ce récit est bon ! Quel voyage ! Là est la Littérature ! Dans le voyage ! Magnifique et exaltant !

 

 


 

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commentaires

D


Bonjour p'tit frère! Encore un grand écrivain....et j'aime toujours autant tes commentaires! Plein de bises basques très ensoleillées!



Répondre
F


Oui quel délectation dans la lecture de leurs oeuvres !


Merci de ta visite Tite Del.


À très bientôt.