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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 18:33

 




 

Art et Littérature bannière

 




 

 

 

 

Titre :                                      La peste

Auteur :                                  Albert CAMUS

Éditeur :                                 Gallimard

Collection :                             Folio

Genre :                                   Chronique dramatique

Année de parution :               1947 Prix de la critique 1948

Année de cette édition :         2010

ISBN :                                    9782070360420

 

 


 

 

Intrigue :

 

 

Oran, dans les années mil neuf cent quarante, est une ville comblée de soleil, un soleil parfois écrasant, exténuant. Oran est rythmée par des habitudes simples ; les affaires diurnes, les ris vespéraux et le repos nocturne. Mais en ces lieux au décor dépouillé, tournant le dos à la mer, il vaut mieux être en bonne santé. Oran est comme une horloge qui fonctionnerait par des engrenages routiniers, dont la cadence des us et coutumes, est métronome et imperturbable.

Être malade ici, revient à rompre la mécanique huilée et précise de la coutume en marche ; cela est comparable à un vilain grain de sable qui s’insinue dans le dispositif ronronnant.

Somme toute, cette appréhension de l’état de maladif reste le même qu’ailleurs, hormis les infrastructures, le climat, la sécheresse de l’air, l’ombre avare des rares arbres, qui exacerbent tout sentiment de mal-être.

Il reste qu’à Oran comme partout, le système médical s’efforce de subvenir aux besoins de la population placide. C’est ainsi que le docteur Bernard Rieux se voit faire partie des effectifs consacrés à l’exercice de la médecine généraliste, voué au maintien d’une idoine santé publique. À l’instar de beaucoup de ses collègues, il est aguerri et formé pour répondre à certaines situations sanitaires, à gérer un quotidien coutumier, entrecoupé de quelques expériences moins ordinaires.

Voici que vient un jour, s’insinuer dans ce tableau lisse, un fait notoire de bien mauvais hospice. Une foultitude de rats, sort dans les rues d’Oran pour y mourir. D’abord par petits groupes, puis en masse toujours grandissante. Les premières victimes humaines ne tardent pas à suivre. D’abord des céphalées croissantes, puis de puissantes fièvres et l’apparition de bubons dans le premier cas ; une grave infection pulmonaire dans le second cas. Des cas d’exception, arrivent à présenter les deux formes pathologiques combinées. La mort vient alors conclure inéluctablement cette courte et intense géhenne, agonie de trente-six à quarante-huit heures, laissant dans leurs lits souillés de sueur, des corps tordus de douleur. La peste fait son apparition.

Oran est donc garantie au confinement, hermétique à toute entrée comme à toute sortie. Commence pour la population, une attente de souffrance atroce et d’anxiété paroxystique, étant perçue par certain comme une étape purgatoire.

Le docteur Rieux doit s’organiser et s’apprêter à mener une terrible bataille contre un ennemi invisible, insatiable et impitoyable…

 

 


 

  La peste

 


 

 

Mon avis :

 

 

Quelle pourrait être l’existence dans un milieu fermé, dans un milieu où serait en permanence pendue au dessus de toute tête vivante, de tous ces prisonniers de la peur, une formidable épée de Damoclès ; un milieu où la mort écraserait un lot de plus en plus conséquent de martyrs au quotidien ? Que resterait-il à ces âmes en peine, devant se débattre et essayer tant bien que mal de vivre au travers de chaque journée pouvant être la dernière, devant endurer la déchirure vive due à cet être aimé, resté hors des murs de la ville, devant surnager dans l’affliction de la perte de l’être chéri et déjà fauché par la peste, devant appréhender plutôt qu’apprivoiser cette étouffante et oppressante crainte de la privation de tous ceux qui leurs sont chers et indispensables ? Que leur resterait-il ? L’espoir ? Durant la période pestiférée peut-être… Mais après ? Un homme ayant traversé une telle tempête, peut-il seulement en ressortir intact ?

Voici les questions que pose Albert Camus dans ce récit, dans cette chronique d’une mort annoncée, d’une faucheuse à repousser, à bouter.

Dans un style dépouillé, précis, aux accents journalistiques mais dans ce que le genre peut produire de meilleur, l’auteur nous narre un combat d’une rare intensité. Il nous donne à observer la détresse, la passion, la douleur, l’accablement, le renoncement, le courage, l’espoir et le dévouement, bref, la vie lorsqu’elle est exacerbée par la Camarde étant bien plus vorace que d’ordinaire. Nous partageons des instants puissants et chargés d’émotion, des instants de réflexion introspective comme de réflexions collectives, instants issus d’un combat semblant si vain et si déséquilibré.

Albert Camus nous met en face du fait regrettable de l’Homme ne se remettant en cause que sous le joug oppressant de la catastrophe inique, alors, à ce moment précis, il peut s’avérer être grand.

 

Voici une œuvre majeure, mais est-ce seulement nécessaire de le préciser, une œuvre dont le retentissement sonne comme un écho incessant : "Remise en cause… mise en cause… en cause… ose…

 

 




 

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