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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 18:47



Art et Littérature bannière




Titre : L’Autre Tartuffe, ou la Mère coupable

Auteur : Beaumarchais

Genre : Pièce de théâtre. Comédie dramatique

Éditeur : Amazon.co.uk

Année de création : 1792

ISBN : 9781482036220

 


L’intrigue :

 

Dans le salon fort orné, de la résidence parisienne de M. Almaviva, Susanne est éreintée d’une nuit mauvaise. Elle reçut de sa maîtresse Rosine, la veille au soir, l’ordre de préparer pour ce jour, de bien lugubres bouquets, aux couleurs du deuil et du sang. Rosine est un cœur meurtri depuis de nombreuses années. Nous voici le jour anniversaire d'un bien sinistre évènement qui lui assombrit l’existence.

C’est alors que Figaro entre en scène. Sa femme Suzanne et lui, laissent à croire une brouille dans leur couple ; ce afin de mieux déjouer le machiavélisme de Sieur Honoré-Tartuffe Bégearss…

 

 


 

Mon avis :

 

Sur un fond de fautes partagées au sein du couple Almaviva, Beaumarchais instille à ce volet venant clôturer la trilogie (Le Barbier de Séville, Le Mariage de Figaro et La Mère coupable) la perfidie d’un vautour prêt à fondre sur cette maison lui accordant au demeurant toute confiance et amitié. Cette famille est un animal blessé. Quelle plus belle proie donc, pour ce genre de rapaces pour qui les calculs ont depuis fort longtemps remplacé la pensée ! À trop se chercher querelle en batailles inutiles, futiles et vaines, les Almaviva ne s’aperçoivent en rien de la menace planant au-dessus de leur tête, due à cet étranger qu’ils acceptent comme étant des leurs, et qui ne fait in fine, que lorgner sur leurs biens.

Mais il reste la notion de l’amitié pure et forte. Si l’amitié jouée, motivée par l’intérêt est incarnée par Bégearss, l’amitié sincère, celle s’offrant sans le moindre calcul, gouverné par les seuls bontés du cœur, est incarnée par notre fidèle Figaro.

L’auteur mélange avec finesse et moult rebondissements, le drame à la comédie, ce qui à l’époque, lui valut une fois de plus, une belle volée de bois vert. Comme se plaint à juste titre Pierre Arditti, à propos du fait que l’onL'autre Tartuffe, ou la Mère coupable assassine les talents de leur vivant, pour mieux les porter au pinacle une fois décédés, (cas de Louis de Funès dont certains films comme La grande vadrouille, ont été à l’époque jugés abêtissant pour le peuple français ! ) Et oui ! Les imbéciles ont cette prérogative de voir la bêtise partout, surtout là où elle n’est pas et bien sûr, de ne la point voir chez eux-mêmes. Comme se plaint Pierre Arditti donc, et je profite de cet instant pour lui dire de son vivant, qu’il est acteur Grand ! l’on a tendance à toujours n’accepter le talent comme le génie d’un artiste, qu’une fois que ce dernier n’en a plus cure, n’étant plus là pour pouvoir en tirer quelque satisfaction. Il semblerait et cela est tellement récurrent et détestable ! que d’offrir sa reconnaissance pour un contemporain dont le cœur a l’insolence de battre encore, soit impossible à l’âme humaine. Triste mais O combien réel constat.

L’auteur a l’intelligence et le courage de proposer cette pièce qui mêle finement, l’ombre à la clarté, l’éclat de rire à la crainte, l’inimitié à l’amitié, voire l’amour. Ce dernier volet humidifie aussi bien nos yeux par l’émotion de telle scène dont la tristesse ne peut nous laisser indifférent, que par les rires dont nous secoue hardiment telle autre scène.

D’aucun prétend que ce dernier opus n’est pas le meilleur. Je le trouve très bon. Car il regroupe les qualités intrinsèques aux deux premiers. Beaumarchais se permet seulement d’accentuer le trait quant à la partie nébuleuse et sombre qui se terre en chacun d’entre nous et par conséquent, en nos sociétés. Quant au rythme de la pièce, à ses rebondissements, à ses ressorts et leviers, ils demeurent intacts et aussi efficaces. Le Barbier et Le Mariage sont très souvent joués et c’est très bien. La Mère coupable l’est beaucoup moins ; c’est dommage. Si j’étais metteur en scène, je pense que j’aurais à cœur de réparer cette injustice.

Une belle œuvre, dont le titre aurait pu être "La Mère coupable ou les Batailles infructueuses", qui a beaucoup à dire et qui ne s’en cache pas.

 




 

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