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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:16

 




 

Art et Littérature bannière

 




 

Krystin Vesterälen

 

 


Krystin Vesterälen m’a fait par d’une anecdote qui la déstabilisa quelque peu en un premier temps, puis qui lui en apprit finalement, davantage sur elle-même.

Lors d’une veillée contée, Krystin n’arriva pas à retrouver dans sa mémoire, une histoire qu’elle avait préparée, c’en est une autre qui de façon impromptue, s’imposa à elle, et dont les mots sortaient alors de sa bouche, comme malgré elle. Cette histoire qui s’invita à cette soirée sans même y avoir été invitée, Krystin ne l’avait pas contée depuis 15 ans. Depuis ce temps, elle pensait l’avoir oubliée. Elle s’imposa cependant à elle, là, intacte et virulente, comme apprise la veille seulement. Le plus curieux alors, fut que la bouche de Krystin prononçait les mots, égrenant ainsi ce conte imprévu comme l’on découvrirait un chapelet en observant une à une, les perles le composant. Son conscient percevait à l’instar des spectateurs présent ce soir là, ce conte que lui dictait son propre inconscient. Ce moment fut enregistré et c’est heureux, car notre conteuse n’en avait guère gardé le souvenir, comme ayant traversé un trou noir, ou plus exactement, un halo de lumière aveuglante, elle traversa cet instant qui dura une demi-heure, comme extérieure à elle-même, voire comme absente d’elle-même. Cependant, les mots furent distincts et bien choisis, l’histoire fut fluide, comprise et appréciée.

 

Krystin s’est rendu compte, prenant du recul sur ce phénomène, que se mussait dans les lignes de ce conte, dans son essence intrinsèque, un personnage chimérique qui, comme le souffleur au théâtre, venait à ses côtés, uniquement à l’évocation de ce conte précis, pour lui restituer les mots de son texte. Ce personnage éthéré et mystérieux, elle le nomme "Le Voyeur."

 

C’est ainsi que Krystin réalisa, que tous conteurs et conteuses qui sont les passeurs des histoires depuis la nuit des temps, qui choisissent donc les histoires qu’ils désirent transmette, pouvaient eux-mêmes, être choisis par une histoire, comme si cette dernière posait son dévolu sur un conteur précis, s’auto-transmettant ainsi à lui, afin qu’elle ne soit pas oubliée de la mémoire collective, de la mémoire des amoureux des mots, des amoureux de la féerie qui nous entoure et que nous pouvons tous discerner, à condition d’avoir l’esprit suffisamment large pour s’ouvrir à elle.

 

 


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