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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 14:49

 




Art et Littérature bannière




 

Titre :         FranceBitume
Auteur :     Benjamin Rosenberg
Genre :       Roman
Édition :     L’Harmattan
Année :      2012
ISBN :        9782296568044

 

 


 

 

L’intrigue :



Dans une cité de la banlieue parisienne, la vie se déroule dans son quotidien de tensions, de trafics, d’aversions et de résignations. Les caves sont le théâtre lugubre de scènes les plus abjectes, les parties communes sont autant de lieux de ralliement pour des groupes de jeunes gens, les appartements sont parfois non seulement un refuge, mais également entre autre, une resserre à cannabis. Dans ce décor glauque, il existe fort heureusement des jeunes qui ne s’abandonnent pas à la haine facile, au rejet tentateur, qui ne se résignent pas à l’envie de baisser les bras en brûlant leur vie dans de viles actions ou bien, dans l’inaction.
Aziz est l’un de ces jeunes hommes. Il est bien conscient qu’un avenir décent n’est pas chose innée et d’emblée acquise, à moins d’être né avec une cuillère en argent dans la bouche. L’avenir est un trésor qu’il faut savoir chercher, dénicher, construire et mériter.
Pour se démarquer du lot, pour s’extraire du marasme engluant et oppressant de la grise cité, Aziz décide de choisir pour arme, la plume, pour terrain de bataille, l’intelligence et la réflexion, l’imagination et le travail. Il se lance dans le dur mais néanmoins gratifiant combat de l’écriture. Il écrit l’histoire de Jean-Marc, un vieil homme qui se remémore sa jeunesse qui se déroula lors des années soixante-dix.
Aziz réalisera alors, que Jean-Marc lui en apprendra beaucoup plus sur lui-même, que toutes ces années d’existence.

 


 


LivreFranceBitume4-FINALE

 


 

 

 

Mon avis :

 


Voici un livre qui n’est pas anodin. Le sujet évoqué peut être dangereux car comprenant moult écueils ; l’essentiel étant de ne pas tomber dans les clichés tout en ne dissimulant pas la réalité. La chose n’est pas aisée. Benjamin Rosenberg avec ce livre, a transformé l’essai.
Ce livre n’est pas anodin car il délivre un message d’une importance non négligeable. "Il appartient à chacun de se donner les moyens d’un avenir meilleur. Il ne suffit pas de s’apitoyer sur soi-même, de jouer les victimes et d’attendre constamment tout des autres. Il n’est nullement intéressant également, de se réfugier dans la haine gratuite et le rejet systématique. Seule une attitude positive est capable d’inscrire chaque individu dans une dynamique vertueuse."
Voici le message que délivre Benjamin Rosenberg, avec France Bitume.
Dans un style frais, car ayant la spontanéité de la jeunesse de l’auteur, la plume de Benjamin sait cependant être d’une maîtrise digne d’un vieux briscard de la littérature. Il sait parfaitement et sans ambages, être cru pour peindre une scène crasseuse aux remugles infects, comme il sait également instiller quelque lyrisme à l’évocation des beautés du quotidien ; un lever du jour, un regard de femme, une passion qui croît, un cœur qui saigne, une âme qui ne se résigne pas.
Ce livre possède entre autre, l’attrait de posséder deux histoires intrinsèquement liées entre elles, mais également dissociables, tel le roman d’Alia de Catherine Hermary-Vieille, ce qui confère à l’ensemble, une richesse de rebondissements, de situations et d’évènements, de scènes et de séquences, le tout imprimant au récit, un rythme cadencé, à l’instar d’une musique rondement menée.

À lire et à méditer…

 

 




 

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commentaires

M

N'y a-t-il pas un côté "Rencontre avec Forester"... Pour le sujet, ce n'est pas trop ce que je préfère, mais tu en parles bien et donne envie de le lire. Je vais donc le noter et voir si je le
trouve en librairie...
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F


Merci Marc pour ce commentaire. Il y a tant de choses d'écrites sur tant de sujets depuis que l'Homme écrit, que forcement, chaque œuvre a de forte chance d'avoir "un côté" de quelque autre
œuvre. Mais que le fond des histoires se perpétue et se répercute, peu importe finalement. Ce qui est important selon moi, c’est la forme que l’auteur y donne, l’empreinte qui est la sienne et
qui sur un même thème, donnera une couleur totalement différente à un récit, selon qu’il provienne d’un écrivain ou bien d’un autre.
Bien à toi et très bon week-end !