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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 18:49

 




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Titre :                                                                                   Du côté de chez Swann

Auteur :                                                                               Marcel Proust

Genre :                                                                                 Roman sociologique

Collection :                                                                         Folio

Editeur :                                                                            Gallimard

Année de parution : (Grasset)                                        1913

Année de la première édition chez Gallimard :          1954

Année de premier dépôt légal de cette collection :      1972

Année de cette édition :                                                     1984

ISBN :                                                                                 2070368211

 

 


 

 

L’intrigue :

 

Le narrateur se remémore son enfance, ses chambres d’angoisses, ses fins de journées, fussent-elles belles ces journées, toujours empreintes de cette peur du coucher, qui telle la lame lourde et froide d’une guillotine, tombe sans cesse et de façon régulière, métronome, ternissant ainsi tout ce qu’il pouvait y avoir eu de beau et de bon à glaner durant le jour, comme ayant à subir les relents d’une vie antérieure après la métempsychose, évoquant une terreur ancienne et atavique d’un au-delà portant son lot obscur de troubles.

Il était un moment qui avait le pouvoir d’adoucir cette inquiétude crépusculaire ; le baisé maternel qu’attendait avec impatience le narrateur, tout en le redoutant car enfin, ensuite, il se devait d’affronter le noir et l’inconnu, cet instant tendre qu’il quémandait avec impatience, au grand dam de son père que cela exaspérait. Le récit nous entraine à Combray, dans l’univers d’une famille, au sein même de ses repères, de son quotidien, vu au travers du jeune regard du narrateur qui évoque et dissèque les us et coutumes des siens, leur inclinaison pour les Guermantes, leur voisinage dont monsieur Swann faisait partie, du côté de Méséglise, ce monsieur qui leur renvoyait une image d’une certaine prestance et réussite, dont la vie sentimentale et amoureuse fut une joute, et dont la fille Gilberte tourmentait les sens du jeune conteur.

 

 

 


 

 

 

Mon avis :

 

Ce roman qui ouvre la série « A la recherche du temps perdu », se compose de trois parties distinctes et cohérentes, étant autant de roman en ce volume.

  1. Combray.
  2. Un amour de Swann.
  3. Noms de pays : le nom.

 

Du côté de chez SwannCe récit fleuve dans lequel on pourrait croire que le narrateur et l’auteur ne font qu’un, et que, sans prendre de grands risques, l’on peut affirmer que d’une certaine manière cela est le cas, tant l'expérience et le vécu de Marcel Proust sont sans aucun doute venus en renfort à son imagination prolixe, est un témoignage photographique, voire sociologique, d’une époque et de ses mœurs, où le paraître faisait déjà ses ravages, prévalant pour certains, sur l’authenticité. Il s’agit d’un récit dans lequel le travail de la mémoire et de ses déformations éventuelles, comme l’est l’image invertie à la surface d’une onde vive, sert de support à la dissection d’une famille et de son entourage, les coteries des uns, les affinités des autres, dans une époque s’en trouvant ainsi quelque peu éclairée et dévoilée. Le tout servi par la plume impressionnante de puissance descriptive, tant dans le domaine du physique que dans celui plus éthéré du psychique, inscrite dans de longues phrases que l’on parcourt comme un corridor menant vers moult alcôves, entrevoyant de multiples portes et fenêtres, ouvertures sur une image exacerbée, une idée sublimée, une sensation décuplée, un sentiment intensifié ; telle fut et est, la force de ce récit ; telle fut et est, le génie de Marcel Proust.

Marcel Proust dédia ce livre à Gaston Calmette.

 




 

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