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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 10:54

 




 

Art et Littérature bannière

 




 

 

Titre :                                     Aurélien.

Auteur :                                 Louis ARAGON

Éditeur :                                 Gallimard

Collection :                            Le grand livre du mois

Sous-collection :                   Les trésors de la littérature

Genre :                                    Roman

Année de création :             1944

Année de cette édition :      1997

ISBN :                                       270280618X

 

 

 


 

 

 

L'intrigue :


 

Aurélien Leurtillois est un jeune rentier. Depuis son retour de la première guerre mondiale, il erre sa vie entre dilettante et oisiveté. Il habite l’île de la cité, là où la Seine se sépare en deux bras cintrant cette bande de terre, comme elle ceindrait l’étrave d’un cargo ; cette même Seine qui charrie parfois tant de cadavres, tant de désespoirs.

Aurélien traîne son ennui comme il traîne cette tenace fièvre chronique, qu’il a ramenée du front.

On peut le retrouver à coup sûr, tard dans la nuit, au Lully’s, un club pour noctambules, dans lequel il tue le temps.

Voici qu’un jour, la cousine de Barbentane, son ami de régiment, arrive à Paris.

Cette femme, madame Morel, se prénommant Bérénice, va, sans le vouloir, sans le calculer, chambouler l’existence d’Aurélien, bouleverser ses codes et ses repères, modifier ses points de vue, essentiellement en ce qui concerne l’amour…

 

 

 


 

 

Aurélien

 

 


 

 

Mon avis :


 

Quel étrange parcours que celui d’Aurélien Leurtillois ! Quelle étrange histoire que celle qui l’unit à Bérénice ! Louis Aragon dissèque avec minutie, l’amour entre un homme et une femme, dans tout ce qu’il peut avoir d’inaccompli. Il nous offre un voyage au pays de l’immense frustration de tout acte manqué, de toute histoire manquée. Bérénice et Aurélien sont comme une bille et un pot. La bille tourne très longtemps autour du pot, pour au final, tomber en son… dehors. À trop idéaliser une relation, on la fragilise…

Aragon parvient l’exploit de nous tenir en halène sur 580 pages, par la narration bien ficelée et bien amenée, d’un incroyable et inconscient (inconscient en ce qui concerne Aurélien et Bérénice) ; de nous tenir en halène donc, par la narration d’un incroyable et inconscient jeu du chat et de la souris. Qui est tantôt le chat, qui est tantôt la souris, en alternance.

Aragon met le doigt là où ça fait mal, sur les illusions candides qui n’ont que pour principal objet , de n’engendrer que la désillusion du désabusé. Il met la lumière sur le destin froissé qu’il ne faut en aucun cas tenter de repasser, car le temps étant passé dessus et ayant fait son office, les plis de l’incompréhension ont à ce point imprégné les fibres d’une relation avortée , qu’elle n’en est plus qu’étoffe déchirée de déceptions et d’amertume, laissant si loin le beau costume immaculé des sentiments originels, que la frustration énorme et le remord abyssal qui en découlent, sont alors décuplés au regard du sentiment de frustration initial.

 

 

 




 

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commentaires

D


Un grand, un géant, un vrai! Merci de nous le rappeler!



Répondre
F


Oui.


Gros bisous Tite Del !