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Voyons nos vies comme des œuvres d'art !

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 14:17



Art et Littérature bannière





Auteur
 :                 Mia Couto.



Titre
 :       
                         Les baleines de Quissico.


 

Editions :    
                        
Albin Michel.




L'intrigue :

 
           
I.    
Voix crépusculaires.

 
      Le bûcher :

 Au crépuscule de sa vie, un vieillard entreprend de creuser la tombe de sa femme, encore en vie et bien portante, pendant que lui-même en a encore la force. Il est très faible. Une nuit, il lui semble dormir près d’un bûcher…

La sénescence nous mène, quelquefois, à fourbir nos lits d’éternité.

 



      Les oiseaux de Dieu :

 Un pêcheur se voit octroyé d’un céleste présent, en la présence de deux oiseaux immaculés.Alors que la famine tenaille les siens, il décide d’entretenir les volatiles…

Les chimères aveuglantes de l’esprit usé, conduisent l’âme sur des chemins dévoyés.

 



      Comment se tarit la vie d’Ascolino du Perpétuel Secours :

 L’Indo-Portugais Ascolino évolue entre le sacré de sa femme trop pieuse et le sacré viski, dans lequel il retrouve refuge, en un immuable rituel, quotidiennement, à dix-sept heures précises.

Le refuge dans la fuite engendre bien souvent, la fuite de tout refuge.



       Finalement, Carlota Gentina n’a pas cessé de voler ?

 L’ignorance peut engendrer la bêtise. La bêtise peut engendrer la souffrance et l’incompréhension, voire distiller la mort…


       Les baleines de Quissico.

 

Une fable prétend que des baleines s’échoueraient parfois, avec dans leurs entrailles, des mannes de trésors. Un enfant entreprend de les rencontrer. La fièvre s’empare de lui…

S’évertuer à donner chair à la légende représente un périlleux écueil.


            L'histoire des reparus.
 

 Un village est rayé de la carte, emporté par une énorme coulée de boue. Deux survivants réapparaissent alors. Sont-ils acceptés et accueillis dans la liesse ? Sont-ils encore vraiment parmi les vivants ?

Ignorances et superstitions déforment en leur prisme, le réel.

 



      Patanhoca, le chasseur de serpents amoureux :

 Le sentiment d’amour s’avère être un marionnettiste. Il fait de l’être sous son emprise, un bâtisseur ou un destructeur…

 



      Chaque homme est une race :

 
N’est-ce pas le plus bel adage ?


        La rose caramel :


 Le poids des maux dévie les corps. L’amour déchu se fait interminable attente. Parfois, au crépuscule d’une vie, il lui arrive de reparaître…

 


      La princesse russe :

 

 Le sentiment d’amour n’a pas de frontière. Il se réfugie où bon lui semble. Il réunit les corps et les âmes, aussi éloignés socialement soient-ils. Il est intemporel, il survit au trépas.

 


      Le pêcheur aveugle :

 

 Les affres de la vie peuvent occasionnellement nous mener à la cécité. Le pire étant, quand le cœur lui-même devient aveugle. Alors, l’âme se perd…

 


      La femme en moi :

 

 Un homme, lors d’une nuitée pesante, se voit visité d’une nymphe…

La chose, comme l’être, se doit d’être un tout. Le yin a besoin du yang. Le masculin, de la féminité.

 


      La légende de l’étranger et de la fiancée :

 

 L’inquiétude de l’inconnu affole et désoriente les esprits. Que l’étranger ne soit que dissemblance, il se trouve aussitôt assimilé au mal.

 



      Les mats de l’Audeloin.

 Une famille soumise au colon Tavares, remet en cause les fondements de son existence, lors de la venue d’un sang-mêlé.

La misère engendre la soumission, laquelle appelle à la rébellion.

 

 

 



           II.    
Chroniques.


       La lettre :

 Une vieille dame voit l’un de ses fils, enlevé par la guerre. Elle n’a de cesse de se faire relire la missive envoyée par le défunt soldat, il y a de cela longtemps. Réalisera-t-elle sa disparition ? Fera-t-elle enfin son deuil ?

La vie controuvée police, quelquefois, la réalité.


 
      L’ombre assise.

 Le vieux Freina, ancien garde-barrières, pris sa retraite dans la montagne. La vie est tuée de toute part, par la guerre.

Le choix est fait parfois, de se jeter dans l’abîme avant que d’y être expédié.

 



      L’enfant de la morte.

 Un petit corps émerge de sa mère sans vie. Le bébé est recueilli par une femme étique.

L’esprit à la recherche de lui-même, son essence en perdition, étrique le corps. L’intrinsèque raison d’être, retrouvée, façonne l’enveloppe et l’âme.

 



      Point et virgule.

 Nous voguons là sur la contemplation de l’élément naturel, indispensable à toutes vies : l’eau.

 



      Le timide harponné par la cravate.

 Un jeune indigent, esseulé de l’amour, mais soutenu de l’amitié, se dirige enfin, hésitant et pusillanime, vers son couple en devenir…

Deux âmes pluie en souffrance, chacune dans leur solitude, apparaissent deux âmes soleil dans leur rencontre.

 


      L’homme avec une planète à l’intérieur.

 

 Mamude, un jeune homme, rêve derechef et sans cesse. Il possède une foule d’âmes en lui.

Le temps passé à mettre de l’ordre dans ses pensées, n’est pas temps perdu.

 


      Rêve de bête.

 

 Un homme se retrouve, à l’aube d’une journée naissante, dans un lieu dépourvu de vie humaine. Seule la menace de lycaons et un ardent soleil, semblent exister. Survient alors, une silhouette à croupetons.

La frontière entre l’homme et la bête est telle le yin et le yang. Elle semble nette et imperméable, mais l’est-elle réellement ?

 


      La mort suscitée par le gardien de route.

 

 Le gardien de la route a fort à faire pour décourager la survenue des surgeons à ses bas-côtés.

Les chemins de l’âme ne doivent pas avoir de frontière, de limite. Le corps a besoin d’oxygène, l’âme d’espace, à l’avenant.


      Aimer la main armée ou armer la main aimée?

 
Un homme marié tombe en amour pour une femme, agent de police.

La déloyauté véhicule le ressentiment en pâture au cœur déchu.



Mon avis :

 
Toutes ces histoires courtes, dans un style pas toujours aisé d’accès, sont riches de réflexions philosophiques. La poésie de leur style est exacerbée par un parlé mozambicain, apologues fleuris et haut en métaphores.

 





 

 



Les baleines de Quissico.

 

(Quatrième de couverture.)

 

Prodigieux conteur, artisan d'une langue portugaise subvertie, métissée de parlers populaires, « mozambicanée», Mia Couto plonge ici dans les abysses d'une mémoire collective sans cesse réinventée. Regroupant des nouvelles empruntées à trois recueils rédigés entre 1986 et 1991, Les Baleines de Quissico transporte le lecteur dans un espace de légende, en des temps originels où bêtes et hommes communiquaient encore entre eux, où la mort, farceuse, côtoyait la vie, où chaque être humain était à la fois soi-même et l'autre, où d'inquiétantes puissances magiques peuplaient le monde. Pourtant, il s'agit d'un pays bien réel, le Mozambique – terre violente, soumise à la sécheresse et à la famine, quand ce n'est pas à la guerre, et habitée par un peuple magnifique et douloureux.
Même quand elle s'inspire plus directement du quotidien, la prose poétique de Mia Couto glisse insensiblement vers l'improbable, la fiction et l'allégorie prenant toujours le pas sur la réalité des faits. D'où le caractère envoûtant de ces récits imprégnés d'imaginaire africain qui allient satire, émotion, épique et merveilleux.








 

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